Bulletin électronique de Brome-Missisquoi
Édition du 18 février 2009

AU PROGRAMME

MISE EN PLACE D’UNE FILIÈRE « VIN DURABLE »

p.1

Salon ÉvÉnement emploi

p.2

Les Canadiens passent par Sutton

p.2

Concours quÉbÉcois en entrepreneuriat

p.3

nouveau concept d’ateliers d’Écriture

p.3

Mont Sutton

p.4

En action pour la Yamaska!

p.4

Les vins de glace de Brome-Missisquoi

p.5

L’Expo de Bedford reÇoit le prix ExpoStar

p.5

Rapport annuel et assemblÉe gÉnÉrale annuelle

P.6

SÉance d’information

p.6

service d’impÔt

P.6

Le Pacte rural 2009

p.6

Emploi-QuÉbec MontÉrÉgie

p.7

Fonds culturel

p.7

Inscription - Carte touristique

p.7

SÉjour culturel

p.7

CINÉ-CABARET DE SUTTON

p.8

TournÉe des 20

p.8

Abonnement au bulletin BBM

p.8



 

MISE EN PLACE D’UNE FILIÈRE « VIN DURABLE » POUR L’INDUSTRIE VITICOLE

1er Symposium sur la viticulture dans Brome-Missisquoi : 150 participants

 

Le CLD de Brome-Missisquoi et ses partenaires sont très satisfaits de la première édition du Symposium sur la viticulture et la vinification. La participation de plus de 150 personnes et la mise en place d’une filière « vin durable » pour l’industrie viticole démontrent son effervescence.

C’est sur l’aspect de réflexions sur l’identité du vignoble québécois que le premier conférencier a donné le ton à l’activité. Christian Vergier, expert-conseil international, se spécialise dans l’implantation de vignobles dans le monde. Monsieur Vergier est également professeur à l’université de Cognac, possède un vignoble en Bourgogne et, depuis peu, au Québec…

La centaine de personnes qui a eu la chance d’assister à cette présentation était suspendue aux lèvres du spécialiste. Monsieur Vergier, qui possède une approche terrain, n’a pas hésité à mettre l’accent sur l’importance de fournir beaucoup d’efforts dans un vignoble afin de maximiser la qualité du vin.

Il a avoué que certaines installations vinaires dites « artisanales » au Québec étaient suréquipées. Plusieurs vignobles européens n’ont pas la moitié de ces équipements parce que l’équipement ne garantit pas une augmentation de la qualité. On peut lancer un vignoble modestement et faire du très bon vin souligne Vergier. « Les caves à l’américaine, tout en Inox, avec de gros pressoirs pneumatiques, ont de quoi décourager la relève », affirme-t-il. Le conférencier mentionne l’existence d’une véritable filière lorsque des nouveaux venus ou des jeunes s’intéressent à l’industrie.

Identité professionnelle et durable
Christian Vergier a pu assister au développement identitaire de l’Afrique du Sud qui s’opère depuis un demi-siècle et il constate que le vignoble québécois n’est pas différent. L’évolution des cépages, la connaissance du terroir, le choix des meilleurs sites et l’amélioration des pratiques culturales ainsi que l’élaboration de produits de différenciation tels les vins de glace et les vins rosés vont permettre d’établir des repères de qualité pour l’industrie.

Le Québec possède de bons vignerons, de beaux cépages prometteurs tels le Frontenac et le Vidal, un climat dont on peut tirer avantage et un réseau de soutien assez exceptionnel en matière d’avertissement phytosanitaire.

Limite de l’agrotourisme
Monsieur Vergier dit se questionner quant à l’aspect agrotouristique de la mise en marché. Cette avenue demande une réflexion supplémentaire, des capitaux importants et un emplacement stratégique. Pour l’instant, cette mise en marché semble la seule avenue vraiment profitable pour les vignerons québécois. Toutefois, dans un contexte de recherche de qualité et de positionnement, il serait souhaitable de miser sur certains produits hautement qualitatifs pour l’avancement réel de la filière et de l’image.

Le porte-parole du CLD de Brome-Missisquoi, un des organisateurs de l’événement, Pierre Genesse, conseiller en développement rural, avoue, pour sa part, comprendre la situation : « […] le contexte légal demanderait une certaine modulation. Par exemple, les vignobles ne peuvent se regrouper pour l’achat d’équipements ou se prévaloir d’un service mobile de mise en bouteilles offrant le service à domicile comme il se fait en France ou en Californie. Faire l’acquisition d’un système de capsulage à vis coûte plusieurs centaines de milliers de dollars, tout comme planter de la vigne et faire de la mise en marché. Il pourrait y avoir des économies à réaliser dans ce domaine et ainsi rediriger les investissements dans la viticulture comme telle afin de valoriser le métier d’ouvrier viticole par exemple. »

Image de marque
Un autre point fort de l’événement est survenu lors de la présentation de François Coderre, Ph.D et titulaire de la chaire Bombardier à l’Université de Sherbrooke. Monsieur Coderre opte aussi pour la différenciation et donne des indices de qualité pour le développement des vins québécois. Selon le consommateur, ces indices de qualité sont la provenance géographique (Québec ou Cantons-de-l'Est), le cépage et finalement la marque (nom du vignoble ou de la cuvée). De tels indices permettraient aux produits de se tailler une place plus facilement dans l’imaginaire du client..

Établir une tradition
L’édition 2010 est déjà en planification. Les partenaires analysent soigneusement les commentaires recueillis auprès des participants et le taux de satisfaction exprimé à la suite de la récente édition. La première édition de deux jours aura donc suffi pour conférer à cet événement de formation le statut de « rendez-vous annuel incontournable » pour tous les acteurs de l’industrie de la viticulture.